Il Baretti - Anno II, n. 16/Montherlant

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Montherlant

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La cultura calabrese, parte II
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MONTHERLANT

Il de Montherlant a environ 27 ans. Il appartient a celle generation qui n’a pas subì la guerre comme celle qui l’ont précédée mais qui en face d’elle a pris parti, pour ou contre.

Lui il est de ceux qui se sont engages alars que la peèriode d’enthousiasme était depuis long, temps terminée. Il n’a pas vu la guerre sous la même jour que Duhamel, Dorgelès et Barbusse, il souffre lui aussi mais il neglige de se plaindre, tourni qu’il est tout entierr vers l’action. Qu’on lise de lui «Le Songe» (1) on verra sa pitie pour la femme dèlaistée, pour les Allemands blssè qu’on ne soigne pas, pour son camarade qui meurt à côtè de lui; pitié aussi profonde que celle des écrivains qui avaient quarante ans quand ils firent le guerre, mais sans emphase.

Le souffrance humaine ne devrait être pretez à rhètorique. Elle n’inspire à Montherlant qu‘un attendrisement aussitôt réprime. Moins d’ideologie et plus de pudeur, tel est peut étre le trail de toute celle generation qui a aujourd’hui de vingt-cinq à trente ans.

Aussi ne prenons-nous Montherlant que comme exemple. Nous pourrions aussi bien citer deux jeunes ècrivians du même áge que lui, Hessel l’auteur de «L’Equipage» et Philippe Barrès (le fils de Maurice Barrès) l'auteur de «La Guerre à vingt ans». Tous rapportent de la guerre une autre manière d’évaluer les choses et presque une nouvelle sensibilitè.

Le spectacle quotidien de la mort leur a appris la petitesse de suffrances qui autrefois les curent accablès.Ils refusent désormais à accorder trop d'importance aux femme et à l'amour.

Ils savent le paids de la douleur physique et le sens du mot «sacrifice». Ils éprouvent moins d'angoisse car ils ont connu le grand tragique de la guerre et que tout, aupres, d'elle, leur parait indifferent. Ce n'est pas manque de sensibilité, mais lucide comparation. Rien ne vaut en face d'un néant.

Montherlant reprend ces idées beaucoup d'autres dans son dernier livre: «Chant funèbre pour les morts de Verdun» qui n'est pas un roman comme «Le songe» mais une longue méditation sur la guerre, sur l'amitié et sur la mort. Méditation pleine de formules qu'eût remeca Barrés, car il existe une parenté entre l'esprit de Montherlant et celui de Barrès (qui d'ailleurs se friquentment), et d'idées qu'il eût pu exprimer. Ce livre est plein du souvenir et mêmes de la prétence de Barrès.

Mais phrases sonnent comme celles d'«Amour et dolori sacrum».De l'ironie, du mepris, sourtout un èlan vera la grandeur.

Mais aussi moins de dilettantisme et plus de mauvetè volontaire dans l'action. Ce n'est pas que nous acuillons ègaler, en le comparant, Montherlant a Barrès. Il n'a pas encore fait ses preuves pour cela et trop de distance les separe. Mais il est bien vrai qu'ils ont en commun la même sèchesse dans l'analyse, la même rapiditè de style. Ce qui les sépare, c'est la guerre vieue et le besoin d'action physique.

Montherlant, comme beaucoup d'autres de son âge, a fait la guerre et c'estinvitè d'agir. De puis, revenus à la vie civile, il leur a fallu contenter les bessoins de violence et de lutte. Le port leur a servi de derivatif. Ils se sont jetés sue le ballon rond comme sut l'ennemi. Une literature sportive a pris naissance; que de jeunes se sont faint connaître en célébrant le 100 mètres! Montherlant a été un de ceux qui ont eu le plus de succes et soulevé le plus de discusions dans ce nouveau genre. D'abord dans «Les Paradis à l'ombre des épées», puis dans «Les Onze devant la Porte dorée» il glorifie non pas tant le sport que les qualités éminentes qu'il suppose.

Ce qui est prenant le pas ce qui parait, ce qu'on mesure sur l'Incommensurable , le caractere hierarchique eta ristocratique de l'organisation et de la discipline, la notion du manque de valeur substitué à celle du peché, lœvre de chair jugle nuisible, non de désobeir à une loi écrite dans le ciel, mais d'être un danger pour òle valeur; la juste mesure du peu d'importance réelle qu'ont les résultats, et ce pendant la conduite en tout comme s'ils ètaient de la dernière importance(la vie comme une partie de foot-ball: on convient qu'il faut la prendre au serieux).

Tous ces sentiments, dit Montherlant, sont inspirées par le sport et tout ils font partie de cette philosophie de l'ordre qui a été celle de l'antiquité et qu'il appelle la philosophie du Tibre. Il l'oppose à la philosophie de L'Oronte qui est celle du désordre et du sentiment. Mais le christianisme de quel cóté se trouve-t-il?

Car Montherlant est chrétien, il a même ecrit son premier livre «La Relève du Martin», la glorie de son collège. Mais c'est un christianisme qui ne prend pas au serieux l'evangele et qui resemble au catholicisme de la Renouvance. On a dit que Monthelant était à la fois catholique et nietzechien. C'est juste. Ce qui'il place au-dessus de tout dans le socièté, c'est l'ordre, ce qui'il estime au-dessus de tout chez l'individs, c'est la force, Les vertus qu'il vent pratiquer, ce sont les vertus uniques.

Ne soyons pas surpris après cela qu'il professe un culte pour la civilisation romaine.

En ce moment il écrit un roman dont il n'a pas encore trouvè le title et un èloge des courses de toureaux «Les Bestiaires»: n'a-t-il pas, passè toute son enfance en Espagne et ne rient-il pas encore cette année d'Andalousie? Mais il médite d'ecrire les vies de Brutus et de Julien l'Apostat. Il pense même à venir l'hiver prochain passer quelque temps à Rome. Voir Rome camblerait son vecu: toute sa vie jusque eir, toute son œvre est excès de respect, parce qu'il ne se trouvait pas suffisamment prèparè pour approcher un tel monceau a gloire. Souhaitons qu'il se decide enfin et qu'il se laisse, èblouir par cette Rome auguste et maternelle où nous autres Francais sommes venus à toutes les èpouques pour y retrouver nos origines et notre famille. (Scritto per il Baretti) S. C. Grenier.

  1. Grasset editeur.