Pagina:Archivio storico italiano, serie 3, volume 12 (1870).djvu/82

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78 bona di savoia

di Chaumont luogotenente generale regio di qua da’ monti. Ancor questa concerne i suoi interessi, e ci somministra viva immagine delle umane vicende, lo scorgere colei, cui un giorno potea disporre di sterminate somme di danaro, e che a Firenze, ed a Mantova aveva sfoggiata la magnificenza possibile, ora scriver lettere per avere miserabili cinquemila lire tornesi che il re di Francia Luigi XII le aveva assegnato sul ducato di Milano. Anzi la povera duchessa aveva ancora a ripetere le annate del 1501 e 1502, per ottenere le quali implorava la mediazione di quel personaggio ond’essere in grado di satisfaire à mes premieres nècéssités


Monsieur mon cousin.


A vous de bien de ben coeur me recommande. Il a pleu au Roy tous les ans moy ordoniier sur l’estat de Millan cinq mille livres tournoises lesquelles m’est en tenu de payer le tresourier Turpin du quel ne puys avoir nul ben despeche. Mais suys traytée on estrange et de sorte que la poursuyte de la dite pension me couste tous les ans plus de cent escus que n’est pas cellon que je croi la voulunté du Roy dont mon cousin vous envoye par expres le present mon serviteur au quel si commise vous dire de ma part aulcunes choses le quel s’il vous plait croyres comme moy mesme. En vous priant de bon coeur que vostre playsir soyt par vostre auctorité charger le dit tresourier a moy payer tout ce que me doibt de la presente année a cause que puisse satisfaire a mes premieres necessitées vous advisant que encores ne suys esté payée d’unne partie de l’an 1502. En tant que je cognoys parfectement que si ne me donnes en cecy quelque ayde et faveur que le dit mon argent sera le dernier payé et le plus long que soyt ordonné sur le dit estat et si me feres ce service vous me feres chose tres agreable que ne sera pas oubliée quant pour vous pourray taire quelque chose la quelle vous promets de taire de bon vouloyr. En vous disant adieu qu’il vous dogne ce que desires.