Pagina:Cristoforo Colombo- storia della sua vita e dei suoi viaggi - Volume II (1857).djvu/481

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liors l’auréole des Saints; et vous l’invoquez, non pour Lui, au bonheur du quel rien d’ici-bas ne pourrait désormais ajouter, mais pour que nous puissions nous donner la satisfaction de lui rendre dee par l’Église, le culle que nous lui avons dèja devoué de par le cœur.

Mes citations, les voici; j’aime à former un bouquet de quelques fleurs d’un parterre magnifique; le lecteur italien me saura gré de lui en gouter le parium primitif.

Colomb poète.

“Parfois, dans l’intervalle de ses recherches, le Contemplateur du Verbe, électrisé par la poésie d’Israël, et les magnifiques hymnes de l’Église romaine, essayait aussi de rendre en vers les émotions de la piété: poéte par le sentiment, il l’était encore par l’expression, même dans le langage de sa patrie adoptive. Ces stances chrétiennes de Christophe Colomb se sont malheureusement perdues. Les derniers vestiges se trouvent précisément jettés au hasard dans l’esquisse de son travail sur les prophéties. Sa poésie est grave et solemnelle comme le génie chrètien: on y sent le désenchantement du monde, les profondours de la Foi, la logique des choses divines.... Si dans une langue devenue tardivement la sienne, et qu’il ne bégaya que vers sa quaranteneuvième année, Colomb se montrait poète, combien n’aurait-il révélé d’harmonies dans l’idiôme de Dante, du Tasso, ce doux parler de son enfance?... La jeunesse débute par le rythme, la vieillesse y revient comme à un soulagement, a une consolation. Mais ce retour à la poésie comme à la musique, reflet de l’éternelle jeunesse de l’âme, semble la récompense exclusive de l’âge qui a blanchi pratiquant la vertu (p. 148).

Colomb contemplateur de la Création.

“Il ne pouvait se lasser d’admirer la création, et d’elever son âme vers le Créateur: aucun homme en ce monde n’avait parcouru une telle étendue de mers et de rivages: plus il avait vu, plus large était sa notion des magnificences du Verbe, plus profonde était aussi la grandeur de ses impressions. A terre, pendant son repos, dès que son génie cessait d’être aux prises avec l’inconnu, et que sa pénétration n’avait plus à s’aiguiser