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Pagina:Il conte di Cavour in parlamento - 1868.pdf/15

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introduzione. xv

franca avrebbe pur potuto recare indirettamente utili effetti all’Italia. Quand’io nel dicembre 1859 andai a prendere gli ordini suoi pei preparativi del nostro viaggio a Parigi (è noto che Cavour era stato nominato plenipotenziario al Congresso, di cui pareva imminente l’adunanza), stupii di trovarlo così gaio ed in buona salute. L’avevo veduto al ritorno da Villafranca pallido, invecchiato in tre giorni di parecchi anni: un viaggio in Savoia e nella Svizzera, alcuni mesi passati a Leri, avevano bastato a rimetterlo[1].

  1. Ecco alcune lettere scritte in quel breve riposo dal conte di Cavour ad uno dei suoi più cari ed intimi amici, Michelangelo Castelli. Noi le riproduciamo nel testo francese.

    «Prissinge, près Genève 7 août 1859.


    » Cher Castelli, à mon retour de Chamouni, je trouve l’intéressante lettre que vous m’avez écrite en revenant de Bologne. Si quelque chose pouvait adoucir la souffrance que m’a fait éprouver la malheureuse paix de Villafranca, c’est l’attitude admirable de l’Italie centrale. Si ces contrées parviennent à demeurer libres et indépendantes malgré la diplomatie, je dirai que l’issue de la guerre a été un avantage pour elles, car cette indépendance, elles la devront à leur propre vertu, et non pas aux armes étrangères.

    » J’ai reçu, en même temps que votre lettre, une lettre de Farini. Je suis heureux qu’il justifie pleinement l’opinion que j’ai toujours eue de lui. Saluez Rattazzi. Assurez -le de mon concours en tout et pour tout. Je ne ressens de curiosité d’aucune espèce à l’égard des secrets de sa politique; par choix, je veux plutôt rester tout à fait étranger aux affaires du jour; toutefois, si Rattazzi jugeait utile un conseil de ma part, je suis toujours prêt à le donner avec franchise.

    » Vous savez qu’en politique je pratique largement l’avantdernier précepte du Pater noster. Rattazzi, en acceptant le ministère après la paix, a fait acte de courage et dé patriotisme. Il a donc droit à l’appui des citoyens honnêtes et libéraux; il aura le mien, franc, loyal, énergique.

    » J’ai été à Chamouni en passant par Bonneville, et je suis revenu par Taninge. Les libéraux du Faucigny m’ont accueilli avec une sympathie toute particulière. Je resterai encore quelques jours à Genève, et je ne reprendrai la route de Turin que lorsque je