Pagina:Lettera dell'ingegnere Giovanni Milani diretta al di lui amico G. B. B. .djvu/9

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ferro che si costruirono e si costruiscono in Inghilterra, in Francia, nel Belgio, in Olanda, nella Germania nè l’uno nè l’altro di que’ due metodi Leignel ed Arnaux furono applicati. La ragione è questa, perchè que’ due metodi, piuttosto speculativi che pratici, non inspirano ancora una grande fiducia, e tutti stanno attendendo che una qualche società ardita o generosa ne intraprenda a sue spese l’esperimento per vederne la fine, per vederne il risultato, e seguirlo se sarà utile.

È dunque evidente che io divido con altri circa all’effetto delle curve sulle strade di ferro, le inquietudini di cui accenna l’ing. Pagnoncelli e che egli crede di sedar tutte con la lettera diretta ad un suo amico, della quale l’ultima Memoria dei signori Bergamaschi ne dà un brano alla pag. 95; e posso assicurare che le divido anche con il sig. Seguin se nella di lui opera intitolata: — De l’influence des chemins de fer et de l’art de les tracer et de les construire — stampata a Parigi alla fine del 1839, cioè dopo le esperienze del sig. Arnaux così scrive:

“Ces courbes doivent toujours être développées sur le plus grand rayon possible. C’est un principe que la pratique confirme chaque jour. En vain a-t-on essayé de modifier les machines et les wagons pour les rendre propres à manoeuvrer sur de curbes d’un faible rayon, on n’a pas tardé a reconnaître que ces moyens, applicables tout au plus dans quelques cas particuliers ne pouvaient en aucune façon être employés dans la construction d’un chemin de fer destiné a un grand mouvement”.

“On a essayé par plusieurs autres moyens encore de se soustruire à la nécessité des courbes d’un grand rayon, mais il n’en est aucun dont la pratique n’ait présenté des inconvenients au moins aussi graves; et il n’en à jamais été fait de sérieuse application. On s’en est donc tenu jusqu’ici à l’emploi des courbes développées sur un assez grand rayon pour que les effets du frottement, et de la gravitation n’augmentent pas d’une manière sensible la résistence qui éprouve la traction sur les droites. Et plus le chemin devra transporter