Pagina:Rivista di Scienza - Vol. II.djvu/257

Da Wikisource.
Jump to navigation Jump to search

la théorie électromagnétique de l’univers 249


culier, d’un phénomène plus général. Naturellement, rien n’est changé aux lois de l’Optique, et toutes les données numériques de cette science conservent leur signification; les notions de vitesse, de période, de longueurs d’onde, conservent leur signification, et il serait impossible qu’il en fût autrement, car les expériences faites pour mesurer ces quantités sont indépendantes de toute explication des phénomènes optiques, de toute relation entre cette science et les sciences voisines. C’est à peine si le langage technique de l’Optique s’est trouvé modifié par la substitution de la nouvelle théorie à l’ancienne. La liaison entre deux ordres de phénomènes aussi distincts en apparence que ceux de la lumière et de l’électricité n’en constitue pas moins une découverte d’importance capitale.

Maxwell avait affirmé l’existence des ondes électromagnétiques, il en avait indiqué les lois, calculé leur vitesse de propagation, mais ni lui ni les physiciens de son temps n’avaient réalisé l’expérience, simple en apparence, qui doit donner lieu à de pareilles ondes en partant d’une perturbation électromagnétique. Les ondes lumineuses étaient les seules ondes électromagnétiques connues. Trente ans plus tard, Hertz, avec des moyens d’une admirable simplicité, réussit à observer de pareilles ondes, à mesurer leur vitesse, et à confirmer complètement les résultats annoncés par Maxwell. L’origine électromagnétique des ondes obtenues par Hertz est évidente; or elles ne diffèrent des ondes lumineuses que par un nombre moins grand de vibrations dans le même temps; la diîférence est de même ordre que celle qui existe entre deux ondes sonores, dont l’une correspond à un son aigu et l’autre à un son grave. Ainsi se trouve confirmée d’une manière éclatante la nature électromagnétique des ondes lumineuses.

Il restait un point obscur dans la théorie de Maxvell: la propagation de la lumière s’explique admirablement; mais la production? Une bougie allumée émet des ondes lumineuses et par suites, dit Maxwell, électromagnétiques. La flamme d’une bougie serait-elle un phénomène électromagnétique? On n’aurait pas osé l’affirmer jusqu’à ces dernières années. L’existence du phénomène de Zeemann, dont on dira un mot tout-à-l’heure permet aujourd’hui de répondre par l’affirmative.