Pagina:Cristoforo Colombo- storia della sua vita e dei suoi viaggi - Volume II (1857).djvu/18

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bile tenture. Cette frêle nalion égarail son vol incertain au large: sa inasse compacte, passant au dessus des navires, interceptait les rayons du soleil: cette multitude se poussant elle-même, et chassée par la brise, se heurtait eontre les mâts, les cordages; et nombre de blessés restaient sur le tillac des caravelles: leurs nuées se succédaient sans interruption: mais le soir le vent de l’ouest, et les fortes ondées qui le suivaient, dispersèrent dans l’espace cette fragile population. — »

Voila, mon ami, une de ces pages dont je vous fais cas de conscience dans l’intérêt des pauvres traducteurs et réviseurs. Passe encore celle ci, qui m’a fort édifié et console:

«Pour remercier Dieu de sa protection signalée à travers des dangers si continus, Colomb fit dresser un autel sous les ombrages, et la Messe y fut solemnellement célébrée.

»Pendant la cérémonie, un cacique âgé, et vénérable en dépit de sa nudité, s’approcha observant avee attention ce que l’on faisait. Il comprit qu’il s’agissait d’un acte religieux. Après que Colomb eut fini ses actions de grâce, le vieillard le saluant lui offrit une corbeille de beaux fruits qu’il tenait à la main; et s’asseyant auprès de lui, au moyen de l’interpréte Diego, dont il entendait l’idiôme, lui dit: — il est juste de rendre grâce à Dieu des biens qu’il nous accorde. ll m’a été dit que tu avais précédemment parcouru avec ta puissance contrées qui jusques-là t’étaient inconnues, répandant une grande frayeur parmi les populations: mais ne t’enorgueillis pas pour cela: rappelle-toi, je te le recommande, qu’au sortir du corps l’âme trouve deux routes, l’une conduisant à une demeure fétide et ténébreuse, préparée pour ceux qui ont désolé leurs semblables;

l’autre menant à un séjour délicieux et fortuné, dispose pour ceux, qui, pendant leur vie, aimèrent la paix, et la maintinrent parmi les homines: par conséquent, si tu te crois mortel, et