Pagina:Delle strade ferrate e della loro futura influenza in Europa.djvu/233

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note 219

réel, positif et surtout productif à travers champs, de fleuve à fleuve, de ville à ville, d’état à état, ils en donnent au moins un comme joujou et en attendant mieux, sous forme de machine".

"II y a seize cents milles (six cents cinquante lieues) de Boston à la Nouvelle-Orlèans. C’est deux fois et demie la distance de Havre à Marseille. Il est très probable que dans peu d’années cette ligne immense sera occupée par des chemins de fer allant de baie à baie, de rivière à rivière, et offrant aux Américains, toujours pressés, les ailes de leurs machines là où les bateaux à vapeur auront arrêté le battement des leurs. Ce n’est pas un projet en l’air comme il en éclot tant de magnifiques parmi les brouillards de la Seine, de la Loire et de la Garonne; c’est un fait déjà à demi réalisé. Le chemin de fer de Boston à Providence (route de New-York) est en pleine exécution; les travaux y marchent à la mode américaine, c’est-à-dire vivement; il n’y a pas de peuple aussi impatient de jouir. De New-York à Philadelphie il y en aura bientôt non seulement un livré à la circulation, mais deux en concurrence l’un de l’autre, l’un sur la rive droite, l’autre sur la rive gauche de la Délaware. En sept heures on passera d’une des métropoles à l’autre; cinq heures de chemin de fer et deux heures de bateau à vapeur sur les belles eaux de l’Hudson, dans la ma-