Pagina:Goldoni - Opere complete, Venezia 1915, XX.djvu/377

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duire, en remarquant à part l’excessive tendresse de Pantalon pour ses filles. Pantalon continue de les vanter.

SCENE XI.

Florinde, Petrone, et le Acteurs précédents.

Florinde se présente avec des politesses affectées, et Petrone grossierement et lourdement. Ils font chacun leur compliment. Tout le monde s’assied. Petrone auprès de Celio. Florinde auprès de Petrone. Pantalon entre Florinde et Silvio. Clarice, Angélique et Celio, comme ils étoient auparavant. Pantalon dispose Florinde et Petrone à entendre ses filles. Florinde dit à Pantalon que cela lui fera un plaisir infini; mais il dit tout bas à Petrone qu’il va être à la torture. Petrone repond à Florinde, qu’il va souffrir autant que lui, et dit à part, Je ne comprends rien ni à la musique, ni à la poesie.

Pantalon ordonne à Clarice de lire le Sonnet qu’elle a composé le matin, et il previent la compagnie qu’elle l’a fait en dix minutes. Clarice s’excuse sur ce que le Sonnet n’est encore qu’ebauché. Pantalon lui dit de le lire comme il est, et l’engage à dire d’abord le titre. Clarice lit le titre suivant.

Le passage des sciences d’un pays à un autre.

Pantalon ne cesse de s’emerveiller. Clarice recite le premier quatrain du Sonnet. Son pere l’interrompt par un transport de joie et d’admiration, et pour expliquer à la compagnie le sens du quatrain. Florinde dit tout bas à Petrone qu’il trouve mauvais ce commencement. Petrone le trouve de même. D’un autre coté Celio lui en fait des louanges, et il est alors de son avis. Pantalon ordonne a Clarice de relire tout depuis le commencement, et prie les autres de la laisser lire jusqu’à la fin sans l’interrompre. Alors Clarice lit le Sonnet Italien qui suit.