Pagina:Il diavolo.djvu/461

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di sfinimento: in un poemetto di Massimo Du Camp, La mort du Diable, Satana chiede in grazia a Dio la morte, e muore sotto il piede di Eva, l’antica madre ingannata, che compie così, non un’opera di vendetta, ma un’opera di misericordia. Il buon Bèranger pretendeva che il diavolo fosse morto sino dai tempi di sant’Ignazio di Loyola, e per opera del santo medesimo:


Du miracle que je retrace
Dans ce rècit des plus succincts
Rendez gloire au grand saint Ignace,
Patron de tous nos petits saints.
Par un tour qui serait infame
Si les saints pouvaient avoir tort,
Au diable il a fait rendre l’âme.
Le diable est mort, le diable est mort.

Satan, l’ayant surpris à table,
Lui dit: Trinquons, ou sois honni.
L’autre accepte, mais verse au diable,
Dans son vin un poison bèni.
Satan boit, et, pris de colique,
Il jure, il grimace, il se tord;
Il crève comme un hèretique.
Le diable est mort, le diable est mort.