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RASSEGNA DI ANTROPOLOGIA




Classification des groupes humains.


Pour une classification des races humaines, dit Deniker1, «on ne doit avoir en vue que les caractères physiques. Il faut tâcher d’établir, par l’analyse anthropologique de chacun des groupes ethniques, les races qui le constituent; puis, comparer ces races entre elles, réunir celles qui sont les plus semblables, séparer celles qui offrent le plus de diversité. Procédant à des groupements raisonnes, on arrive ainsi à un petit nombre de races dont les combinaisons, à doses diverses, se rencontrent dans la multitude des groupes ethniques». Moyennant ces procédés d’analyse et de synthèse, Deniker a pu nous donner, depuis quelques années déjà, 29 races, 17 groupements de races et 6 groupes encore plus compréhensifs.

La classification de Deniker offre quelque avantage sur celles de ses prédécesseurs, qui s’en étaient tenus au système linnéen, lequel consiste, on le sait, à choisir un premier caractère qui se prête le mieux aux divisions générales, d’ordinaire dichotomiques, puis un deuxième caractère pour les subdivisions, également dichotomiques, etc., sans égard à la parenté réelle des races qui sont ainsi plus ou moins rapprochées. Cette idée de considérer le plus grand nombre possible de caractères est réellement rationnelle; mais il faut l’utiliser dans le sens inverse de celui que les systématiques ont suivi, autrement dit c’est des caractères communs constatés chez différentes races qu’il faut en déduire le groupement naturel. C’est là la méthode que de Jussieu a inaugurée pour la botanique, suivant laquelle on remonte des groupes circonscrits aux groupes plus compréhensifs, et Deniker s’est efforcé de suivre les botanistes, ainsi qu’il l’affirme lui-même. Aussi sa synthèse est-elle fort éloignée des schèmes dicho-

  1. Denicker, Les races et les peuples de la terre, Paris. 1900.