Pagina:Scientia - Vol. VII.djvu/216

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attirée vers le verre et la — E vers la soie, et les deux corps sont électrisés. La lumière est due à l’oscillation des couples comme telles, l’électricité à l’oscillation des composants des couples. La chaleur est l’oscillation de la matière et de la couple éthérée à la fois. La matière est formée elle aussi de couples d’éléments et la combinaison chimique de deux substances est l’attraction de l’élément positif de la matière de la part des éléments négatifs des couples éthérées et réciproquement de la matière négative de la part des éléments positifs de ces couples. Les deux éléments, positif et négatif, d’une couple se supposent divisés et tournant l’un autour de l’autre comme en une étoile double.


American naturalist. (August 1909). — D. H. Campbell, «La nouvelle flore du Krakatoa». Lorsque cette île fut visitée pour la première fois par les savants, deux mois après la grande éruption de 1883, toute la surface en était couverte d’une couche de cendre et de pierre ponce d’environ 90 pieds de profondeur et qui atteignait dans certains endroits une profondeur double. Cela produisit une grande destruction d’organismes vivants. Les éléments nécessaires à la vie des plantes existaient dans la cendre, à l’exception du phosphore et de l’azote. Vers 1886, lorsque le docteur Treub, de Java, visita l’île, une quantité de plantes s’y étaient déjà établies, de minces algues vert-bleu qui sont d’une grande importance dans la préparation du terrain pour les plantes plus complexes. Les plantes de l’intérieur ont été trouvées fort différentes de celles de la côte et la prépondérance des fougères était remarquable. Depuis 1897, époque d’une nouvelle visite, les progrès de cette flore nouvelle ont été rapides, et cela a été remarqué surtout en 1906 pour les arbres de forêt, ce qui prouve que l’île sera sous peu aussi boisée qu’auparavant. Des bactéries produisant de l’azote ont beaucoup contribué à rendre le sol propre à la végétation. Pour ce qui regarde les agents distributeurs, il paraît hors de doute que les premières plantes immigrées, comme bactéries, algues vert-bleu, fougères et mousses, ont été apportées par le vent, et la même chose peut être avancée pour les premières phanérogames, les compositae et les herbes. D’un autre côté les courants océaniques ont probablement été les principaux agents de transport des graines et des fruits, les plantes du rivage étant presque certainement nées de l’eau.


Quarterly review. — Dans le numéro consacré à la commémoration de Darwin, on remarque l’article du prof. Poulton qui discute les diverses critiques qu’on a adressées, dans le passé et de nos jours, à la théorie de Darwin. L’auteur examine les ouvrages