Pagina:Alle porte d'Italia.djvu/274

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visais peut-étre déjà à la couronne à l’âge de seize ans, lorsque je commis la faute monstrueuse de donner mon cœur d’enfant à l’amour d’un roi, jeune, beau, glorieux, à qui toutes les autres ont resistè, comme tout le mond sait bien! Je n’ai jamais eu que de l’ambition; je n’ai jamais su ce que c’était l’amour, la reconnaissance, le dévouement, l’amitié. Je n’ai pas méme eu le cœur d’une piémontaise et les entrailles d’une mère. J’ai été le malheur et la honte de mon pays. C’est moi seule qui ai poussé Victor Amédée à bouleverser l’État pour ressaisir la couronne, c’est moi qui ai été le tourment de ses derniers jours, c’est moi qui ai été la première cause de sa mort. J’ai fait tout cela pour l’ambition. Et je l’ai satisfaite, en effet, cette malheureuse ambition, pour ètre traitée comme je le suis! J’ai fait mon bonheur, j’ai joui de la vie, je n’ai pas été punie, je n’ai pas expié, je n’ai pas souffert, je n’ai pas pleuré! J’ai mérité vraiment que la haine du monde s’abattit sur ma téte et frappat au cœur mes enfants, et que mon pauvre nom fût prononcé pour toujours avec un sourire de raillerie et de dédain comme le nom d’une coquette sans àme et d’une aventurière bafouée! Ohi... C’est une infamie!... étes-vous venu pour mentir comme les autres?

— Nel convento, — continuò la superiora, con la sua voce dolce, mentre io dicevo l’animo mio alla marchesa di Spigno, — essa non fu cagione di alcun disturbo. Non vestì l’abito di monaca; ma si può dire che visse quasi come una monaca. Ci aveva qui una sorella, suor Maria Giuseppina Radegonda, e una nipote,