Pagina:Archivio Glottologico Italiano, vol. 1, 1873.djvu/19

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PROEMIO. XI

sempre bene dappertutto, qual pur sia lo stromento che è dato loro, e Paganini sonava allegramente con una corda sola) i cervelli mediocri lavorano tanto meno, quanto più il Frasario o Vocabolario della loro nazione ci mostri lucidi e attraenti, tutti ormai beli’ e coniati, gli spiccioli del ragionamento o del pensiero comune. Appena occorre poi toccare dell’enorme influenza che tanto grande agitazione intellettuale e civile ha dovuto avere sullo sviluppo della favella parigina*1; poiché tutti ormai hanno istituito con-

  1. * Qui non si può, nò occorre, entrar nella composizione storica della lingua francese, nè l' autor di queste pagine ha alcuna presunzione di stravincere, e gli parrebbe un gran che se riuscisse a mostrar legittimi i suoi dubbj. Ma non si troveranno, com’egli spera, fuori di luogo, le seguenti parole dell’insigne scrittore, a cui l’Europa intiera riconosce la maggiore autorità in fatto di storia della lingua francese. Esse suonano precisamente l’opposto di quello che il Novo Vocabolario vorrebbe sentire. ’Les dialectes d’une contrée, la France du Nord, par exemple, se ressemblant f plus entre eux qu’ils ne ressemblent au provencal, à l’italien ou à Fespa- ( gnol, nous donnons à cette ressemblance le nom de langue francaise, ou, ( pour mieux dire, cette ressemblance fut de tout temps assez frappante ( pour que Fabstraction que nous faisons ait été faite et que le nom de lanc gue francaise se soit de très-bonne heure impose* à tout ce qui s’écrivait c soit en normand, soit en picard, soit en langage du centro. Historique- <ment aussi la succession est allé*e des dialectes à une langue commune: ( la centralisation progressive du gouvernement et la cré*ation d’une capitale donnèrent Fascendant à un des dialectes, non sans de fortes et nom- ( breuses influences de tous les autres sur celui qui triompha.’ Littré, Hi8toire de la langue francaise, I, xliv-V. — ? L’unité royale grandissant, la «diversità provinciale diminua, et peu à peu le parler de FUe-de-France, ( de Paris et d’un rayon plus ou moins é*tendu, prévalut. Mais ce dialecte ( de la langue d’oli, en devenant langue générale, et en s’ezposant ainsi ( à toutes sortes de contacts, fit à tout ses voisins des emprunts multipliés, ( ou plutòt en recut des empreintes qui ne sont pas d’accord avec son anagogie propre, et c’est ce qui les rend reconnaissables encore aujourd’hui # ( On observe, dans le francais moderne, des formes qui dérivent du picard, <du normand, du bourguignon. Pour nous, Fhabitude masque ces dispaiatesi mais, dòs qu’on se familiarise avec les patois ou les dialectes, et c que Fon en considère l’origine et Fhistoire, on découvre les amalgames ( qui se sont faits. Ce furent, en effet, des amalgames dus auz circonstanc ces qui déterminaient Finfluence et la pression des provinces sur le cenare; ce ne furent pas- des néologismes qu’amenait le besoin de nouveauz ( mots pour de nouvelies idées. Il n’y eut pas choix bien ou mal entendu,