Pagina:Bonarelli, Guidubaldo – Filli di Sciro, 1941 – BEIC 1774985.djvu/311

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[Accennato ad alcuni versi del Tasso accusali d’affettazione, un interlocutore del dialogo osserva’]: Si c’est de l’affectation, je crains biens pour des pensées du Bonarelli dans sa Filli di Sciro, sur des sujets tout semblables. Aminte étant en peine de Célie qui le fuyoit et qui avoit disparu, déclare qu’il la suivra en quelque lieu du monde qu’elle aille. «J’aurai le plaisir, dit-il, de suivre vos pas, et je reconnoîtrai par où vous aurez passé aux fleurs qui seront en plus grand nombre sur votre chemin » : (conoscerollo ai fiori ove sarلn più folti). «J’aurai le plaisir de respirer l’air que vous aurez respiré vous-même, et je le reconnoîtrai à je ne sais quelle fraîcheur plus douce »: (conoscerollo a l’aure ove sarلn più dolci). Le même poète, au sujet d’une autre bergère qui craignoit d’être reconnue et qui prétendoit le cacher, fait dire à un berger qui lui parle: «II sort de vos yeux je ne sais quelle lumière trop vive qui ne se voit point ailleurs. A une clarté si brillante on vous connoîtra bientôt, et vous ne pourrez jamais demeurer cachée»: (ma da quegli occhi tuoi non so qual luce, che ’n altrui non si vede, troppo viva risplende; a tanto lume non potrai star nascosa). Voilà bien des gentillesses à quoi Terence n’a point pensé, repartit Eudoxe; mais par malheur ces jolies pensées sont