Pagina:Delle strade ferrate e della loro futura influenza in Europa.djvu/235

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note 221

sont entreprenants, et il n’y a pas de place au monde, où il soit plus aisé d’ètablir un chemin de fer à bas prix; le sol y a été nivelé par la nature, et les immenses forêts, qui le couvrent, fourniront le bois dont le chemin sera bâti; car ici la plupart des chemins de fer sont principalement en bois; de Charleston, un chemin de fer de cinquante-cinq lieues, c’est le plus long qu’il y est encore au monde, conduit à Augusta (Géorgie); d’Augusta à Montgomery (Alabama) il y a encore un grand trajet à franchir. De Montgomery les bateaux à vapeur descendent l’Alabama jusqu’à Mobile; et ceux qui ne voudraient pas aller de Mobile à la Nouvelle-Orléans en saluant le golfe du Mexique, trouveront bientôt un chemin de fer qui les dispensera de rendre cet hommage à la mémoire du grand Cortez.

Dans dix ans tout cela sera achevé, tout cela sera sillonné par des machines locomotives, pourvu que la crise actuelle se termine prompteinent et heureusement, comme je l’espère toujours. Dix ans, c’est long. Par le temps qui court, toute solution ajournée à dix ans, à l’air d’un roman ou d’une rêve. Mais en fait de chemins de fer, les résultats accomplis ne manquent pas en Amérique. La Pensylvanie, qui, lors du dernier recensement (1830), ne comptait que 1 million 347,670 habitants, a cent trente lieues de chemins de fer achevés ou qui