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Pagina:Gioberti - Del rinnovamento civile d'Italia, vol. 3, 1912 - BEIC 1833665.djvu/338

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332 del rinnovamento civile d’italia


VIII

dispaccio del generale delauny

                                                                           

Turin, le 25 avril i849.

                    Monsieur le ministre,

J’ai l’honneur de répondre aux deux dépêches politiques que vous avez bien voulu m’adresser, en date du i9 de ce mois, ainsi qu’à celle confidentielle du 2i. L’arrivée très-prochaine de S. E. le comte Gallina à Paris et la communication des nombreux documents dont ce plénipotentiaire est nanti, vous fourniront sur la plupart des points indiqués dans les dites dépêches les éclaircissements que vous désirez. Ces éclaircissements seront ensuite complétés par des mémoires spéciaux, dont nous nous occupons actuellement, et où chacun de ces points sera examiné séparément et à fond, afin de servir aux discussion qui auront lieu á cet égard.

En prenant connaissance dans ces dépêches de l’entretien que vous avez eu tout récemment avec monsieur Drouin de Lhuys, relativement à la manière dont le gouvernement français pourrait, dans les circonstances actuelles, nous prêter son appui, j’ai trouvé parfaitement justes les observations qui y sont énoncées sur l’inopportunité de faire occuper quelques parties de notre territoire, soit en Savoie, soit dans le comté de Nice, par des troupes françaises. Quant à la proposition de faire occuper la place de Gènes, tout en appréciant beaucoup l’intention bienveillante qui a fait émettre cette idée par monsieur Drouin de Lhuys, et malgré toute la confiance que le gouvernement du roi place dans les amicales intentions de la république française, nous avons dú toutefois relever les graves inconvénients que cette occupation produirait inévitablement.

En premier lieu, elle placerait le gouvernement de S. M. dans une position peu digne; car, en remettant cette place en des mains étrangères, quoique amies, au moment où les autrichiens sont à Alexandrie, nous nous trouverions en quelque sorte privés de nos deux principaux points d’appui militaires, et il en résulterait de la déconsidération pour le pays, et surtout pour le gouvernement.

En second lieu, cette occupation nous obligerait á des sacrifices pécuniaires, qui augmenteraient encore les charges déjà si