Pagina:Rivista di Scienza - Vol. II.djvu/95

Da Wikisource.
Jump to navigation Jump to search

la parthénogénèse expérimentale etc. 87

invariable, puisqu’il dépend non du facteur temps mais des conditions physiques de la solution, et constitue le de la solution.


Applications à la chimie et à la physiologie.


Cela nous entraînerait trop loin de notre sujet de traiter en détail cette vaste question. Aussi ne ferons nous qu’indiquer quelques faits pour montrer la haute importance de la théorie des ions.

Acides. — Dans une solution d’un acide AH (A étant l’anion), il y a des molécules AH, des ions A- et des ions H+. Ce sont ces derniers qui donnent l’acidité actuelle de la solution; les H combinés en molécules AH donnent l’acidité potentielle. Si, en effet, on enlève des ions H en les saturant par les ions OH d’une base, l’équilibre se trouvant détruit, de nouveaux essaims d’H deviennent libres et passent de l’état potentiel a l’etat actuel, jusqu’à ce que tous les AH aient été dissociés. La notion d’acide fort et d’acide faible devient objective. Au point de vue de l’acidité totale, une molécule d’acide acétique vaut une molécule d’acide azotique, puisque l’une et l’autre sont également saturées par une molécule de base. Mais l’acide azotique a une acidité actuelle plus forte que l’acide acétique parce qu’il est plus fortement dissocié et fournit plus d’H libres à un moment donné (Cf. p. 74, note). Il résulte de là qu’un acide pur, sans eau et par conséquent non ionisé, n’a aucune acidité actuelle, même à l’état liquide: on constate en effet que SO4H2 pur ne rougit même pas le papier de tournesol. Il en est de même si l’acide est dissous dans un solvant non ionisant comme la glycérine.

Bases. — Les mêmes faits se retrouvent avec les bases.

Poisons, médicaments, antiseptiques. — Ici aussi l’activité est proportionnelle au nombres d’ions libres. Ainsi s’explique que les actions caustique, toxique, thérapeutique et antiseptique de Hg, par exemple, soient fortement atténuées dans l’excipient glycérine, que le chlorure d’Hg, très dissocié, soit plus actif que le bromure moins dissocié, et celui-ci plus actif que le cyanure qui l’est moins encore (sauf à tenir compte sans ce dernier cas de la toxicité surajoutée des ions Cy). L’addition de NaCl à HgCl2 diminue son activité en abaissent la dissociation etc. etc. La conductivité électrique étant proportionelle à la teneur en ions libres, mesure l’activité de la substance.


Théories de la Parthénogénèse.


Après cette longue digression, revenons à la parthénogénèse. Nombreuses sont les tentatives d’explication. Les voici brièvement résumées dans l’ordre chronologique.