Pagina:Scientia - Vol. VII.djvu/177

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analisi critiche 169


cette connaissance en général, toute discussion devient inutile, tant qu’il n’aura pas montré, comment il parviendra d’émettre sur cette relation n’importe quel jugement, puisque l’objet de la connaissance ne lui est donné que dans cette connaissance même, qu’il ne pourra jamais dépasser. Sa «théorie de la détermination» présente quelques analogies avec les recherches théoriques-objectives de Meinong, tout en restant inférieure à celles-ci en profondeur et en pénétration logique. Il serait à désirer que M. Lipps eût tenu compte de ces recherches et aussi d’autres ouvrages appartenant à cet ordre d’études. Une de ses opinions qui mérite le moins d’approbation c’est son idée erronée de l’esthétique transcendantale de Kant et sa théorie de déduire de la logique l’arithmétique. Il aurait dû infirmer en quelque sorte le principe établi par Kant que les jugements de la logique sont analytiques, tandis que ceux des mathématiques sont synthétiques. Car cette distinction est bien le fondement sur lequel Kant construisit son esthétique transcendantale. Hessenberg, dans sa «Critique des mathématiques» et, d’une manière semblable, aussi Nelson, dans ses «Recherches sur la géométrie non-euclidienne et l’Origine de la Certitude mathématique», ont largement tenu compte de ce problème.

Heidelberg, Psychiatrische Universitätsklinik.




Bouasse et Brizard. - Physique. 7 volumes destinés à l’enseignement secondaire français (classes de 4ème, de 2ème, de 1ère, de philosophie, et de mathématiques). - Delagrave, éd. Paris, 1909.


Je me souviens, du temps que j’étais écolier, des manuels de physique que nous avions entre les mains: des tableaux synoptiques d’une sécheresse rebutante, où tout disparaissait de la physique et de la science pour ne laisser que des réponses détachées à des questions d’examen; ou bien des livres énormes surchargés de descriptions minutieuses d’appareils multiples: tous les dispositifs inventés par X, par Y etc., pour vérifier une loi qu’une observation quotidienne toute simple eût suffi largement à légitimer, dans les limites de notre esprit scientifique enfantin; les corrections les plus compliquées et les plus subtiles à des lois dont l’expression générale était mal établie, mal expliquée, peu comcomprise; des cinquièmes décimales, là où la seconde n’était déjà pas sûre. Aussi étions-nous tous dégoûtés de l’enseignement des sciences physiques. Elles ne satisfaisaient pas, comme les sciences