La gelosia di Lindoro/Appendice

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Appendice

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Atto III Nota storica
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APPENDICE.

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LA JALOUSIE D’ARLEQUIN.

Canevas Italien en trois actes 1

15 Novembre 1764a.

CAMILLE occupée à raccommoder du linge et Arlequin à raper du tabac, ne se disent mot. Camille se plaint la première du silence d’Arlequin, qui lui répond assez brusquement qu’il n’a rien à lui dire. Camille lui rappelle leurs peines passées et leur bonheur présent; mais Arlequin lui avoue qu’il a une épine dans le cœur, qui ne cesse de le déchirer. Il convient que sans cesser de l’estimer, il ne peut la voir dans cette maison entourée de trois personnes qui l’ont aimée. Camille l’engage à vaincre cette faiblesse, et lui fait observer l’intérêt qu’ils ont de rester avec le sieur Pantalon, qui a promis de leur laisser de quoi vivre. Cette raison détermine Arlequin à rester, mais il a beaucoup de peine de laisser sa femme seule avec Scapin, qui vien lui dire que leur Maître le demande. Aussitôt qu’il est parti, Scapin dit à Camille qu’ il a un secret à lui confier, et celle-ci lui répond qu’il pourrait le dire devant son mari. Scapin après s’être assuré de sa parole d’honneur, lui apprend que Célio est éperduement amoureux d’Angelique, Cantatrice, et il craint qu’il ne l’épouse. Camille s’afflige de cette nouvelle par attachement pour Pantalon, mais elle croit Célio incapable de cette faiblesse; cependant Scapin lui en donne une preuve certaine, en lui remettant une lettre que Célio l’a chargé de porter à Angelique, et que son zele pour le véritable intérêt de son Maître l’a engagé à lire; il s’en remet à la prudence de Camille, à qui [p. 184 modifica]il la laisse, la priant de ne le point compromettre. Camille le rassure, et lui dit qu’elle ira voir Angélique, pour l’éngager à se désister de ses prétentions pour son propre intérêt, connaissant le caractère de Pantalon et de Rosaura. Arlequin arrive sur la pointe du pied, pour écouter ce que dit sa femme avec Scapin, et il entend qu’il ne faut pas sur tout que Pantalon et qu’Arlequin le sache, et il fait du bruit. Camille se remet à l’ouvrage, et Scapin à raper du tabac. Arlequin dissimule sa colère et remarque qu’ il n’y pas plus de tabac dans la rape, que lorsqu’il l’a laissée. Lorsque Scapin est parti, il ne peut plus se contenir, il demande à sa femme ce que c’est, que ni lui ni son Maître ne doivent savoir. Camille un peu embarassée, se défend mal, lorsque Pantalon arrive et reproche à Arlequin d’en user si mal avec sa femme, qu’il n’est pas digne de posséder. Il veut l’emmener pour lui éviter les mauvais traitemens de son mari, mais elle voudrait bien prendre la lettre de Célio qu’elle a laissée sur la table. Arlequin dit que puisque il ne peut être maître de sa femme dans cette maison, il veut en sortir; il commence par prendre ses chemises qui sont sur la table, et trouve la lettre qu’il se fait lire par Silvio, et dont les expressions amoureuses ne font que confirmer sa jalousie, et exciter sa colère, et il sort furieux en protestant qu’il sortira de cette indigne maison, afin de punir sa perfide. Il termine aussi le premier acte.

Silvio ouvre le second en cherchant Rosaura; ne la trouvant point, il charge Scapin de lui dire que la Veuve est contente, et ne demande pas mieux que d’épouser Célio. Scapin montre les craintes sur la conclusion de ce mariage parce qu’il croit son Amoureux ailleurs, ce qui confirme les soupçon que la jalousie d’Arlequin a donné à Silvio. Il sort, et Camille arrive; elle est désespérée de ne pas retrouver la lettre qu’elle a laissée sur la table. Pantalon vient, et l’envoye deshabiller sa femme. Arlequin le suit de près, et lui demande son congé et celui de Camille. Pantalon veut en savoir la raison, et il lui donne la lettre. Camille revient et est pressée par Pantalon de dire si c’est à elle que cette lettre est adressée; elle est réduite à la nècessité de [p. 185 modifica] perdre sa réputation ou de manquer à sa parole. Scapin survient, et pour la tirer de cet embarras, il dit à Pantalon qu'il est amoureux de la fille de son Fermier; mais que le Père refusant de la lui donner, il lui demand un rendez-vous pour conclure leur mariage; que l’appercevant il a voulu consulter la prudence de Camille, qui lui a conseillé de ne la point envoyer, et que c'est pour cela qu’elle est restée sur la table. Camille approuve cette utile défaite. Arlequin demeure confus, mais non pas persuadé. Rosaura survient, et veut parler à Pantalon en secret. Camille, Arlequin et Scapin se tiennent à l’écart, alors elle lui apprend que la Veuve consent d’épouser son fils; mais que lui n'y consentira certainement pas, parce qu'il aime Camille. Arlequin avec précipitation assure que la chose est vraie. Camille s’avance aussi pour se justifier. Rosaura avoue qu’elle le tient de Silvio, qui a vu la lettre que Célio écrit à Camille. Scapin s’avance par l’ordre de Pantalon, qui lui commande de dire la vérité, et Scapin répète ce qu’ il a déjà dit en s’appropriant la lettre; mais Rosaura lui soutient le contraire, et que c'est lui-même qui a découvert à Silvio la passion de Célio. Camille voyant Pantalon balancer, frémit de fureur de se voir jugée coupable sans pouvoir se justifier. Elle proteste à tout le monde2 de son innocence. Elle ramène Pantalon, mais elle ne peut adoucir Arlequin ni Rosaura; enfin elle se porte à un si grand désespoir, que son mari s’appaise et est obligé à son tour de la calmer. L’un et l’autre sont fâchés des excès auxquels il se sont portés; mais ils renaissent bientôt à l’arrive d’un Paysan que Célio envoye exprès apportar des poires qu’il lui a ordonné de remettre à Camille. Arlequin rentre de nouveau en fureur; après avoir jetté les poires, il en ramasse une, mord dedans avec rage, et dit qu’il voudrait tenir de même le coeur de Célio. II termine ainsi le second acte.

Pantalon ouvre le troisième acte avec Arlequin, qui est en habit de voyage et prêt à partir pour aller porter une lettre a Célio, et l’engager à revenir promptement pour conclure avec la [p. 186 modifica] Veuve; mais Arlequin fait connaître qu’au lieu d’aller à la campagne, il va se cacher dans le Cabaret voisin pour observer tout ce qui se passera, et suivre Camille si elle sort de la maison. Il se réjouit de son projet, tandis que Pantalon le felicite d’avoir oublié la jalousie. Camille arrive, et lui reproche de partir sans l’embrasser et sans songer à elle; il l’assure qu’il songeait dans ce moment, et il l’embrasse, mais avec contrainte. Scapin survient, et voyant Arlequin, il n’ose avancer. Celui-ci au contraire l’accueille, le caresse, et lui recommande sa femme pendant son absence. Il s’en va, et ne laisse pas Scapin fort persuade de la sincérité de ses caresses. Il en fait part à Camille, qui ne peut se défier de son mari, dont elle connait, dit elle, le bon caractère. Scapin la presse de profiter de cette absence pour aller chez Angélique, et l’engager à renoncer au mariage de Célio; que toute la maison ne manquera pas de lui marquer sa reconnaissance pour un si grand service. Elle sort, et Scapin termine la scène par des réflexions avantageuses sur l’honnêteté de Camille et l’humanité des femmes en général.

Le théâtre change, et représente l’Appartement d’Angélique. Lisette, sa Soubrette, dit qu’elle voudrait bien que sa Maîtresse se mariât, pour n’être pas chargée elle seule de tout l’ouvrage; elle espère que cela arriverà bientôt, parce qu’elle est en ce moment dans son Jardin avec Célio, qui est arrivé de la campagne exprès pour terminer le mariage. Silvio vient et demande Angélique. Lisette lui dit qu’elle n’est pas visible. Silvio ajoute qu’il faut qu’il la voye absolument, pour lui proposer un engagement pour le théâtre de Bergame. Lisette lui apprend qu’elle va se marier, et que Célio qu’elle épouse, ne permettra certainement pas qu’elle continue d’exercer son talent. Angélique arrive, remercie Silvio et s’en va, reconnaissant l’équivoque qu’il a faite sur la lettre qu’Arlequin lui a fait lire. Célio le remplace, parle de son amour à Angélique, et l’assure que rien ne sera capable de l’empécher de l’épouser. Camille les interrompt, les surprend tous, et les satisfait encore moins en leur apprenant le sujet de sa visite. Angélique est trés-courroucée contre Célio, en apprenant qu’il l’a trompée [p. 187 modifica] en l’assurant que son père ne s’opposerait point à leur union. Elle y renonce et s’en va. Célio, désésperé, accable de reproches Camille qui lui en fait de plus justes, en lui apprenant tous les chagrins qu’il lui a causés, et qu’elle a mieux aimé souffrir que de révéler son secret. Célio touché de reconnaissance, lui demande excuse, et tâche de la disposer à lui être favorable, en lui rappellant la constance avec laquelle elle a aimé Arlequin, que tous les obstacles n’ont pu lui faire abandonner. Camille s’attendrit à ce souvenir. Célio qui s’en apperçoit, pour achever de la déterminer, la prend par la main; en ce moment Arlequin arrive, et s’écrie qu’il a découvert la vérité. Camille court au devant de lui, il la chasse et ne veut pas l’écouter. Il sort furieux, Camille le suit, et Célio reste seul, confus d’avoir causé le malheur de la bonne Camille, sort aussi en protestant qu’il sacrifiera tout pour justifier son innocence.

Le théâtre change encore, et représente la Chambre de Pantalon. Rosaura lui reproche qu’il donne trop de licence à Camille, qui est sortie sans sa permission; il l’appaise et lui dit qu’elle est sortie un instant pour ses affaires. Rosaura répond que ces affaires-la pourraient bien regarder Célio. Pantalon gémit du mauvais caractère de sa femme. En ce moment Arlequin arrive furieux, en disant qu’il vient de les trouver sur le fait, que Célio est à Venise, qu’il l’a trouvé au rendez-vous avec sa femme, et qu’il ne peut plus douter qu’il ne soit son Amant. Camille recourt toute agitée, elle implore la pitié de Pantalon, qui lui refuse sa protection, et lui dit qu’elle s’en est rendue indigne. Arlequin et Rosaura l'accablent de reproches encore plus vifs, et elle se jette à genoux en pleurant et en les conjurant de ne la pas condamner si légerement. Célio paraît, son père lui reproche ses indignes amours avec Camille. Célio avoue qu’ils est coupable, mais non pas envers Camille; on refuse de le croire parce qu’il se difend de nommer l’objet de son inclination. Silvio arrive à propos, et dit qu’ il vient retirer sa parole pour la Veuve, parce qu’il sait que Célio a d’autres engagemens. On croit toujours que c’est avec Camille; mais Silvio découvre que c’est avec Angélique. Scapin [p. 188 modifica] vient confirmer cette déclaration en montrant la lettre, par laquelle Célio lui ordonnait de remettre à l’Angélique celle qui a fait le sujet de toute l’équivoque; il dit les motifs qui l’ont engagé à la remettre à Camille, qui a mieux aimé souffrir le mépris de tout le monde et l’indignation de son mari, que de découvrir ce secret. Alors Célio pénétré avoue tout, et confirme ce qu’a dit Scapin. Il consent à epouser la Veuve. Arlequin confus, s’approche doucement de Camille; il lui demande pardon en tremblant, elle est un peu courroucée; mais il s’en prend à l'excès de son amour, cause ordinaire des jaloux. Camille lui pardonne tout, s’arrange, et leur réconciliation termine la Pièce.

Note dell'autore
  1. La scène se passe à Venise, et le théâtre représente une chambre de Pantalon, dans laquelle il y a des tables et des sièges.
Note dell'editore
  1. smaller|Questo riassunto della commedia goldoniana, eseguita a Parigi, da cui il Goldoni stesso ricavò poi la Gelosia di Lindoro, è riprodotto fedelmente dal t. VII della Histoire anecdotique et raisonnée du Théâtre par Des Boulmiers (Paris, Lacombe, 1769).
  2. Nel testo è qui stampato mond. - Per chiarezza abbiamo aggiunto qualche accento.